De l’internat à l’exercice libéral : comment préparer sa première installation ?

Vous terminez votre internat et envisagez de vous installer en libéral ? Entre le choix du territoire, les démarches administratives, le financement et l’organisation du cabinet, une première installation peut soulever de nombreuses questions. Pourtant, avec un projet bien préparé et les bons interlocuteurs, cette transition peut se faire progressivement, sans avoir à tout gérer seul.

Voici les principales étapes à anticiper pour construire une installation adaptée à votre pratique et à votre projet de vie.

1. Définir son projet d’installation avant de choisir un cabinet

La première question n’est pas forcément « où trouver un cabinet ? », mais plutôt « dans quel environnement ai-je envie d’exercer ? »

Souhaitez-vous travailler seul, rejoindre un cabinet de groupe ou intégrer une structure d’exercice coordonné ? Préférez-vous rester proche de votre lieu de formation, revenir dans votre région d’origine ou découvrir un nouveau territoire ?

Le choix du lieu d’installation dépend aussi de critères très concrets : les besoins de santé locaux, la présence d’autres professionnels, les possibilités de remplacement, les transports, les services et le cadre de vie.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins recommande notamment de se renseigner sur la démographie médicale et de consulter la Plateforme d’appui aux professionnels de santé (PAPS) de la région concernée.

Bon réflexe : commencez à réfléchir à votre projet plusieurs mois avant la fin de l’internat. Cela vous laissera le temps de comparer les opportunités et de rencontrer les professionnels avec lesquels vous pourriez exercer.

2. Choisir son mode d’exercice : seul, en groupe ou en pôle de santé ?

Une première installation ne signifie pas nécessairement créer son cabinet de A à Z.

L’exercice individuel offre une grande autonomie, mais implique aussi de gérer seul une partie des locaux, des équipements, des charges et de l’organisation quotidienne.

À l’inverse, rejoindre un cabinet de groupe ou un pôle de santé peut permettre de partager certains moyens et de travailler au quotidien avec d’autres professionnels.

Pour un jeune médecin, l’exercice coordonné peut notamment favoriser les échanges entre praticiens et faciliter la construction d’un réseau professionnel. Le choix dépend toutefois du projet de santé, de l’organisation de la structure et des conditions d’exercice proposées.

Avant de vous engager, prenez le temps de vérifier :

L’objectif : trouver un environnement dans lequel vous pourrez exercer durablement.

3. Anticiper les démarches administratives

Une installation en libéral nécessite plusieurs démarches. Il est donc utile de les planifier plutôt que de les découvrir au dernier moment.

Parmi les principales étapes figurent notamment :

L’Ordre des médecins détaille ces démarches dans son guide officiel de l’installation en libéral.

L’inscription au Tableau de l’Ordre est notamment obligatoire pour exercer légalement la médecine en France.

Et le choix du secteur d’exercice ?

Le choix du secteur conventionné fait partie des décisions à anticiper. Les médecins peuvent notamment exercer en secteur 1, secteur 2 ou secteur 3, selon leur situation et les conditions applicables.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins présente les principales différences entre ces secteurs.

Conseil : ne choisissez pas votre statut ou votre organisation uniquement sur la base d’un exemple trouvé en ligne. Faites-vous accompagner par les organismes compétents et, si nécessaire, par un professionnel du droit ou de la gestion.

4. Quelles aides pour une première installation en libéral ?

Les aides à l’installation peuvent constituer un véritable levier pour les jeunes médecins, notamment lorsqu’ils souhaitent exercer dans un territoire où l’offre de soins est insuffisante.

Selon le lieu d’installation et les conditions du projet, plusieurs dispositifs peuvent être proposés. Ils peuvent notamment concerner les médecins qui s’installent dans certaines zones sous-dotées.

Pour connaître les dispositifs auxquels vous pouvez prétendre, le plus simple est de consulter les ressources officielles et de contacter les interlocuteurs locaux.

L’ARS présente les principales pistes à explorer, notamment les aides à l’installation et à la pratique dans les zones sous-denses.

Vous pouvez également vous rapprocher de la PAPS de votre région, qui constitue un point d’entrée pour les professionnels de santé souhaitant préparer leur installation.

À retenir : les aides ne sont pas automatiques. Leur existence, leurs conditions et leurs montants peuvent évoluer. Il est donc important de vérifier votre éligibilité au moment de votre projet.

5. Prévoir son budget et le financement de son installation

Même lorsqu’on choisit de louer un cabinet ou de rejoindre une structure existante, une première installation implique des dépenses : matériel médical, informatique, mobilier, assurance, charges professionnelles, communication ou encore éventuels travaux d’aménagement.

Avant de vous lancer, établissez un prévisionnel financier. Il vous permettra notamment d’estimer :

Ce travail est particulièrement utile si vous envisagez de solliciter un financement bancaire.

Pour les démarches liées à la formation et à l’accompagnement des professionnels libéraux, le FIF PL constitue également une ressource à connaître. Les conditions de prise en charge dépendent notamment de la situation du professionnel et de la formation concernée.

6. Pourquoi rejoindre un pôle de santé peut faciliter une première installation ?

Pour certains jeunes médecins, rejoindre un pôle de santé peut être une alternative intéressante à la création d’un cabinet de toutes pièces.

L’intérêt est notamment de pouvoir intégrer un environnement déjà pensé pour l’exercice des professionnels de santé, tout en bénéficiant de la proximité d’autres praticiens.

Médecins généralistes, spécialistes, infirmiers, sages-femmes, pharmaciens, psychologues, orthophonistes ou autres professionnels peuvent ainsi travailler au sein d’un même environnement et favoriser une prise en charge plus coordonnée des patients.

Cette organisation peut également faciliter les échanges entre professionnels et contribuer à rompre avec l’isolement parfois associé à une première installation.

Mais surtout, rejoindre un pôle de santé, c’est parfois participer dès le départ à un projet de santé construit autour des besoins du territoire.

7. Se faire accompagner pour construire son projet

Une première installation ne se résume pas à trouver un cabinet. Il s’agit de construire un projet professionnel durable, compatible avec ses aspirations et avec les besoins du territoire.

C’est dans cette logique qu’Initial Santé accompagne les professionnels de santé dans leurs projets d’installation, en développant des pôles de santé pensés autour de l’exercice coordonné et des besoins locaux.

L’objectif : permettre aux professionnels de santé de se concentrer sur leur métier, tout en leur proposant un environnement adapté à leur pratique et à leur projet professionnel.

Vous réfléchissez à votre première installation ?

Vous êtes interne en médecine, jeune médecin ou professionnel de santé et vous envisagez une installation en libéral ?

Découvrez les projets de pôles de santé Initial Santé et les opportunités d’installation proposées sur les territoires, contactez-nous.

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